A propos de la journée du Monôme.

Lettre de Chantal MOYROUD Proviseur du lycée La Saulaie aux parents d'élèves.

Madame, Monsieur,

Selon la tradition bien ancrée chez les élèves du lycée La Saulaie, les terminales ont « fêté » le monôme 2015 ce vendredi 5 juin.

La direction du lycée tient à rappeler que cette journée n’était pas autorisée et les raisons en avaient été données aux intéressés et à leurs parents tôt dans l’année scolaire. En effet, la Maison Des Lycéens a organisé deux manifestations cette année : le carnaval de février et la « journée des terminales », le dernier jour des cours avant les épreuves du baccalauréat. Le carnaval de février avait été « négocié » comme alternative à la journée du monôme, suite aux dégradations perpétrées l’année passée (grilles d’enceinte cassées, extincteurs dégoupillés, étages inondés ….).

Ces deux temps forts se sont parfaitement déroulés dans une ambiance festive et sans débordement.

Tel n’a pas été le cas du monôme. Ce jour-là, très peu d’élèves de terminales ont franchi les portes du lycée. C’est à l’heure de la récréation du matin que des incidents regrettables se sont produits devant les grilles d’entrée. Des fumigènes et des pétards de taille impressionnante ont été projetés dans l’enceinte du lycée sur les élèves présents à l’intérieur et sur les personnels qui tentaient d’empêcher les élèves de rentrer en force. Des accidents, qui auraient pu être gravissimes, ont été évités de justesse. Les fumigènes ont totalement obstrué la visibilité sur la voie publique et de nombreuses personnes ont été incommodées par leur fumée âcre.

La gendarmerie est intervenue pour sécuriser le secteur.

Au cours de la journée, les élèves se sont « répandus » dans tous les secteurs de la ville et parfois au-delà, pour quêter de l’argent sur la voie publique, dans les commerces et les administrations… indiquant que leur « recette » servirait à s’offrir un repas ainsi qu’à leurs professeurs. Des sommes conséquentes ont semble-t-il été récoltées.

Nous pouvons nous interroger sur le sens à donner à ce genre de manifestation en 2015, au regard de la tournure prise par les événements. S’il était « autrefois » un rite de passage bon enfant, de la vie de lycéen à la vie étudiante, est-il nécessaire aujourd’hui d’attenter à la sécurité des personnes et des biens pour se sentir adulte ?

La direction et les personnels du lycée ne peuvent que déplorer les débordements qui se sont produits au cours de la matinée, donnant d’ailleurs prétexte à quelques éléments extérieurs à créer de l’agitation. Ils regrettent d’être la cible de tels agissements à une période où chacun d’entre nous doit consacrer toute son énergie à la réussite des examens et à la préparation de la rentrée.

 

                                                                                                    Le Proviseur

                                                                                                    C. MOYROUD


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par admin saint-marcellin le 23 juin 2015 à 17:26

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